Reprise des rendez-vous de soins de santé privés en Abitibi-Témiscamingue

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Sollicités pour les urgences, ces professionnels adaptent leurs méthodes avec le risque de propagation de la COVID-19. Ils porteront un masque et plusieurs affirment avoir la ferme intention de demander aux clients d’en porter un aussi.

Nous on est prêt. Les mesures ont été établies par l’ordre professionnel en collaboration avec l’INSPQ, qui ont pu établir les normes pour accueillir les gens. On a des normes très strictes, on doit porter des masques, du matériel de protection, sarrau, gants, les patients doivent avoir des masques aussi, affirme Michel Girard, physiothérapeute et propriétaire de la Clinique de physiothérapie de Val-d’Or.

Des masques lavables à vendre sont disponibles à la clinique pour les clients. La problématique qu’on vit, c’est une problématique de fournisseur. C’est sûr qu’on demande aux gens d’apporter leur masque. Quand on le fournit, on n’a pas assez de masques de procédures pour les fournir, je réussis à approvisionner tout juste mes physiothérapeutes, dit-il.

Les physiothérapeutes devront porter une visière pour certaines manoeuvres. Michel Girard parle notamment d’un traitement pour l’articulation de la mâchoire où le patient doit retirer son masque. On n’a pas le choix de faire ouvrir la bouche et d’avoir accès justement à la bouche, on ne peut pas avoir un port de masque, précise-t-il.

Une femme pose devant l'affiche de sa clinique d'ergothérapie.

Kim-Julie Levasseur Boulay, ergothérapeute et propriétaire de la clinique d’Ergothérapie Esk-Ergo à Amos.

Photo : gracieuseté

À la Clinique d’Ergothérapie Esk-Ergo à Amos, l’ergothérapeute Kim-Julie Levasseur Boulay s’attend à ce que les mesures de désinfection du matériel ralentissent la cadence habituelle. Je ne sais pas si les gens vont vouloir revenir en clinique ou pas, ça va dépendre, pense-t-elle. C’est sûr que moi personnellement dans mon plan de retour je vais devoir limiter le nombre de personnes que je vois par jour.

Ces dernières semaines, elle a appris à interagir avec ses clients en télépratique. Bien qu’elle soit heureuse d’ouvrir à nouveau sa clinique, elle y a vu des aspects positifs. Elle a pu observer des gestes qu’elle n’aurait peut-être pas remarqués en clinique chez sa clientèle composée majoritairement d’enfants.

Par exemple, quand un enfant décide qu’il est tanné et quitte la salle où il y a la conférence, quand c’est possible et que le parent a un téléphone, on peut demander à l’enfant de nous amener avec lui, il nous fait visiter sa maison et à partir de ce qu’on voit comme jeu, on peut attirer son attention sur quelque chose et repartir sur les éléments qu’on avait à travailler ensemble, raconte Kim-Julie Levasseur Boulay.

Un homme portant un sarrau pose dans son bureau, les bras croisés, souriant.

Marcel Bilodeau est prêt à recevoir les clients à la clinique de Physiothérapie Duquette & Bilodeau à Rouyn-Noranda.

Photo : gracieuseté

Marcel Bilodeau affirme aussi être prêt à recevoir les clients à la clinique de Physiothérapie Duquette & Bilodeau à Rouyn-Noranda. Multiplier le lavage des mains pour les employés et les clients sera une priorité, tout comme l’équipement de protection individuelle.

Travailler avec un masque pour les professionnels, ce sera une adaptation dans nos journées. Les gants aussi. Si on besoin de travailler une région du corps avec des gants il falloir adapter un peu notre sensibilité tactile. Ce sera un défi intéressant, dit-il en riant.

Dr Maxime Guarnaccia, chiropraticien à Val-d’Or et Malartic, manipule la tête des patients différemment pour sa protection et celle des patients.

Un homme pose devant un mur, souriant.

Dr Maxime Guarnaccia, chiropraticien à Val-d’Or et Malartic

Photo : gracieuseté

J’ai de plus en plus d’appels. On est arrêté depuis plusieurs semaines et [disponibles] seulement pour les urgences. Les petits bobos deviennent de plus en plus sérieux, on a de plus en plus de demandes, remarque-t-il.

Les professionnels prévoient décaler les rendez-vous pour éviter que les clients se croisent dans l’entrée des cliniques.



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