Ébranlé par un séisme; davantage secoué en CHSLD

Ébranlé par un séisme; davantage secoué en CHSLD


MONTRÉAL – Ayant vécu le séisme de 2015 au Népal alors qu’il y était pour faire de l’aide humanitaire, Bianef Tchiloemba, qui sera bientôt diplômé en ergothérapie, se croyait armé pour aider en CHSLD, mais ce que le bénévole a vu l’a stupéfié. 

Le jeune homme est envoyé au CHSLD Grace Dart dans l’arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve à Montréal, CHSLD où travaillait la préposée aux bénéficiaires Victoria Salvan qui a succombé à la COVID, en avril. 

Bianef Tchiloemba s’attendait à avoir de la formation avant de commencer son quart de travail. Rien et surtout personne. «Je me retrouve devant un bureau vide, des feuilles sont par terre, comme si quelqu’un s’était enfui. D’autres personnes attendaient en ligne, mais aucune nouvelle du soi-disant coordonnateur. Je n’ai pas attendu, je me suis dirigé vers l’aile que l’on m’avait désignée», relate-t-il. 

Le constat est déroutant. «Il y avait infirmier et un autre préposé au bénéficiaire, et l’infirmier en a plein les bras. Nous étions deux bénévoles pour 30 patients», fait savoir Bianef Tchiloemba. 

«Ni moi, ni l’infirmier n’avions d’information quant à la dernière fois qu’avaient mangé les patients et si leurs couches avaient été changées. Il a cliqué que peut-être les patients ne meurent pas tous de la COVID. L’alimentation, l’hydratation, leurs besoins de base ne sont pas répondus. Leur vie était beaucoup plus en danger que s’ils avaient la COVID», se désole l’étudiant en ergothérapie. 

Devant l’urgence, le manque de personnel, Bianef Tchiloemba pare aux besoins les plus pressants avec en tête le tiers-monde. «J’entendais: « Monsieur, j’ai soif, j’ai faim». J’éteignais des feux. Je me suis mis dans l’action, je ne me posais pas de question», souffle-t-il.



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