France

🔎 UniversitĂ© de Lille – DĂ©finition et Explications


Introduction

Université de Lille
DeviseUniversitas Insulensis Olim Duacensis
Informations
Fondation1896
Dissolution1968-1970
TypeuniversitĂ© (Une universitĂ© est un Ă©tablissement d’enseignement supĂ©rieur dont l’objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission…) française historique
Localisation
Ville (Une ville est une unitĂ© urbaine (un « établissement humain » pour l’ONU) Ă©tendue et fortement peuplĂ©e (dont les habitations doivent ĂȘtre Ă  moins de 200 m chacune, par…)Lille
Pays (Pays vient du latin pagus qui dĂ©signait une subdivision territoriale et tribale d’Ă©tendue restreinte (de l’ordre de quelques centaines de kmÂČ),…)France France

Cette page est consacrĂ©e Ă  l’universitĂ© de Lille qui a existĂ© entre 1896 et 1970. Pour les pages sur les universitĂ©s actuelles, voir UniversitĂ© Lille I, UniversitĂ© Lille II, UniversitĂ© Lille III; pour le PRES, voir UniversitĂ© Lille Nord (Le nord est un point cardinal, opposĂ© au sud.) de France.

L’universitĂ© de Lille est une universitĂ© française situĂ©e Ă  Lille, et qui a Ă©tĂ© en activitĂ© (Le terme d’activitĂ© peut dĂ©signer une profession.) entre 1896 et 1970. Elle a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e Ă  partir des facultĂ©s prĂ©sentes Ă  Lille et Ă  Douai depuis 1559. Cet Ă©tablissement est Ă  l’origine des trois universitĂ©s lilloises crĂ©Ă©es en 1970, les universitĂ©s de Lille I, Lille II, et Lille III.

Histoire

Les prĂ©mices de l’universitĂ©, de Douai Ă  Lille

UniversitĂ© de Douai (L’universitĂ© de Douai est une ancienne universitĂ© crĂ©Ă©e peu de temps aprĂšs le transfert de suzerainetĂ© sur le comtĂ© de Flandre du Royaume de France Ă  l’Empire (Pays-Bas…) (1559-1795)

Initialement autorisĂ©e en 1559 par les papes Paul IV et Pie IV dans la mouvance de la Contre-RĂ©forme et du Concile de Trente, crĂ©Ă©e effectivement par Philippe II d’Espagne en 1562 par l’installation des facultĂ©s de thĂ©ologie et droit canon, droit civil, puis celle de mĂ©decine (La mĂ©decine (du latin medicus, « qui guĂ©rit ») est la science et la pratique (l’art) Ă©tudiant l’organisation du corps humain (anatomie), son…) et des arts, l’organisation (Une organisation est) mĂ©diĂ©vale primitive rayonne Ă  Douai jusqu’Ă  la RĂ©volution française qui fit disparaĂźtre universitĂ©s et facultĂ©s. La facultĂ© des lettres et la facultĂ© des sciences de Douai sont restaurĂ©es sous le Premier Empire en 1808, quand est crĂ©Ă©e l’UniversitĂ© impĂ©riale ; cependant « à Douai, par exemple, il n’y a en 1814, qu’un seul professeur Ă  la facultĂ© de lettres ». Sous la Restauration, l’ordonnance du 17 fĂ©vrier 1815 visant Ă  remplacer l’UniversitĂ© impĂ©riale par dix-sept universitĂ©s rĂ©gionales, dont une universitĂ© de Flandres, n’est pas appliquĂ©e en raison de l’interruption des Cent-Jours. Pire, l’arrĂȘtĂ© de la Commission d’instruction publique (Le ministĂšre de l’Instruction publique est le nom donnĂ© Ă  l’actuel ministĂšre de l’Éducation nationale, de la RĂ©volution Ă  1932 en France. Par extension on peut rencontrer la mĂȘme…) du 31 octobre 1815 confirmĂ©e par l’ordonnance du roi du 18 janvier 1816, supprime dix sept facultĂ©s de lettres et trois facultĂ©s de sciences, par mesure d’Ă©conomie: les facultĂ©s de Douai disparaissent Ă  nouveau.

A Lille, une Ă©cole royale de chirurgie (La chirurgie est une technique mĂ©dicale consistant en une intervention physique sur les tissus, notamment par incision et suture. Un mĂ©decin spĂ©cialisĂ© dans cette discipline est un…) est crĂ©Ă©e en 1705 et est transformĂ©e en Ă©cole prĂ©paratoire de mĂ©decine en 1805. Suite Ă  la disparition de la facultĂ© des arts de l’universitĂ© de Douai en 1795, une École centrale de Lille est ouverte le 30 dĂ©cembre 1796, rue (La rue est un espace de circulation dans la ville qui dessert les logements et les lieux d’activitĂ© Ă©conomique. Elle met en relation et structure les diffĂ©rents quartiers, s’inscrivant de ce…) des Arts Ă  Lille et ses enseignements sont assurĂ©s au travers de chaires municipales. Une chaire municipale de sciences est Ă©tablie en 1817, suivie par une chaire de chimie (La chimie est une science de la nature divisĂ©e en plusieurs spĂ©cialitĂ©s, Ă  l’instar de la physique et de la biologie avec lesquelles elle partage des espaces d’investigations communs…) en 1823. La loi du 14 juin 1854 et le dĂ©cret du 22 aoĂ»t 1854 rĂ©tablissent la facultĂ© de lettres Ă  Douai et conduisent Ă  la crĂ©ation d’une facultĂ© des sciences Ă  Lille, Ă  laquelle est juxtaposĂ©e une École des arts industriels et des mines pour les sciences appliquĂ©es. Le dĂ©cret du 12 aoĂ»t 1854 institut (Un institut est une organisation permanente crĂ©Ă©e dans un certain but. C’est habituellement une institution de recherche. Par exemple, le Perimeter Institute for Theoretical Physics est un tel institut.) l’Ă©cole prĂ©paratoire de mĂ©decine et de pharmacie (La pharmacie (du grec Ï†ÎŹÏÎŒÎ±ÎșÎżÎœ/pharmakĂŽn signifiant drogue, venin ou poison) est la science s’intĂ©ressant Ă  la…) de Lille. La facultĂ© de droit est rĂ©tablie Ă  Douai en 1865. L’Ă©cole prĂ©paratoire de mĂ©decine et de pharmacie de Lille est transformĂ©e en facultĂ© mixte de mĂ©decine et de pharmacie de Lille par dĂ©cret du 2 novembre 1875. Par dĂ©cret du 22 octobre 1887, les facultĂ©s de lettres et de droit sont transfĂ©rĂ©es de Douai Ă  Lille. La loi du 10 juillet 1896 rĂ©tablit les universitĂ©s en France, dont celle de Lille qui regroupe toutes les facultĂ©s publiques.

Essor des facultés à Lille (1854-1896)

La facultĂ© des sciences de Lille Ă©tablie en 1854 a pour premier doyen Louis Pasteur (Louis Pasteur, nĂ© Ă  Dole (Jura) le 27 dĂ©cembre 1822 et mort Ă  Marnes-la-Coquette (Seine-et-Oise) le 28 septembre 1895, est un scientifique français, chimiste et physicien de formation,…), qui s’installe dans des locaux provisoires, au lycĂ©e, rue des Arts et rue des Fleurs. Mais de nombreux bĂątiments sont ensuite construits dans le quartier Saint-Michel pour accueillir les Ă©tudiants entre le boulevard (Au sens premier, un boulevard est une voie de communication reposant sur d’anciens remparts, puisque le mot vient du nĂ©erlandais bolwerc signifiant rempart. Il…) Jean-Baptiste Lebas, la rue Jeanne d’Arc, la rue Gauthier de ChĂątillon (actuelle rue Angellier) et la place Philippe Lebon.

En 1875, l’institut industriel du Nord quitte la rue du Lombard et s’installe rue Jeanne d’Arc. Les locaux de la facultĂ© des sciences de Lille place Philippe Lebon sont inaugurĂ©s par GĂ©ry Legrand en 1892. En 1894, l’institut de physique (La physique (du grec φυσÎčς, la nature) est Ă©tymologiquement la « science de la nature ». Dans un sens gĂ©nĂ©ral et…) de la facultĂ© des sciences de Lille quitte ses locaux rue des Fleurs utilisĂ©s depuis 1854 et s’installe rue Gauthier de ChĂątillon ; l’Institut de chimie de Lille s’installe rue Gauthier de ChĂątillon et rue BarthĂ©lĂ©my Delespaul. En 1895, l’institut des sciences naturelles de Lille s’installe rue Malus, rue Nouvelle et rue BrĂ»le-Maison.

Les premiers bĂątiments de la facultĂ© mixte de mĂ©decine et de pharmacie de Lille sont inaugurĂ©s par Jules Ferry le 24 avril 1874, prenant la suite de l’Ă©cole de prĂ©paration Ă  la mĂ©decine et Ă  la pharmacie crĂ©Ă©e en 1805. Les principaux locaux de recherche (La recherche scientifique dĂ©signe en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de dĂ©velopper les connaissances…) de la facultĂ© de mĂ©decine et de pharmacie sont construits Ă  l’angle de la rue Jean Bart et de la rue de Valmy, face Ă  la place Philippe Lebon. Les travaux, confiĂ©s Ă  l’architecte Carlos Batteur, se sont dĂ©roulĂ©s de 1876 Ă  1892.

En 1891, la faculté mixte de médecine et de pharmacie comprend 21 chaires, la faculté des sciences 9 chaires, la faculté de droit 9 chaires, la faculté de lettres 7 chaires.

La faculté de droit de Lille est installée dans des locaux rue Angelier, inaugurées en 1895, à proximité de la faculté de lettres de Lille présente depuis 1887.

L’universitĂ© de Lille (1896-1970)

L’Institut Pasteur de Lille (L’Institut Pasteur de Lille (Pasteur-Lille) est l’un des centres de recherche du RĂ©seau International des Instituts Pasteur. Il est membre associĂ© de l’UniversitĂ© Lille Nord de…) est inaugurĂ© boulevard Louis XIV en 1899. La facultĂ© d’odontologie est d’abord liĂ©e Ă  l’histoire de la facultĂ© de mĂ©decine, au sein de laquelle est autorisĂ©e l’enseignement (L’enseignement (du latin « insignis », remarquable, marquĂ© d’un signe, distinguĂ©) est une pratique d’Ă©ducation visant Ă  dĂ©velopper les connaissances d’un…) dentaire, le 30 novembre 1903. Lille devient ainsi la seconde (
Seconde est le fĂ©minin de l’adjectif second, qui vient immĂ©diatement aprĂšs le premier ou qui s’ajoute Ă  quelque chose de nature identique.
La seconde est une unité de mesure du temps.
La seconde d’arc est…)
ville, aprĂšs Nancy, Ă  possĂ©der un tel enseignement. L’Institut de stomatologie, finalement ouvert en 1935, boulevard Paul-PainlevĂ©, et dĂ©truit en 1944, est reconstruit en 1965 Ă  son emplacement actuel, place de Verdun (proche du centre hospitalier).

L’Institut d’Ă©lectrotechnique (Étymologiquement l’Ă©lectrotechnique dĂ©signe l’Ă©tude des applications techniques de l’Ă©lectricitĂ©. En rĂ©alitĂ©, l’Ă©lectrotechnique regroupe les disciplines traitant l’Ă©lectricitĂ© en tant qu’Ă©nergie. On peut…) s’installe rue des Fleurs en 1912. En 1930 a lieu l’inauguration de l’Institut de mĂ©canique des fluides (La mĂ©canique des fluides est la branche de la physique qui Ă©tudie les Ă©coulements de fluides c’est-Ă -dire des liquides et des gaz lorsque ceux-ci subissent des forces ou des contraintes. Elle est actuellement Ă©tendue Ă  des…) de Lille.

En 1949, la facultĂ© de droit dĂ©mĂ©nage rue Paul-Duez (siĂšge actuel de l’universitĂ© Lille II).

La facultĂ© de mĂ©decine dĂ©mĂ©nage partiellement Ă  la citĂ© (La citĂ© (latin civitas) est un mot dĂ©signant, dans l’AntiquitĂ© avant la crĂ©ation des États, un groupe d’hommes sĂ©dentarisĂ©s libres…) hospitaliĂšre, achevĂ©e en 1953 Ă  l’est de Lille.

Suite Ă  des travaux dĂ©butĂ©s en 1962, la facultĂ© des sciences de Lille est transfĂ©rĂ©e Ă  partir de 1967 du centre de Lille vers un campus (Un campus (du mot latin dĂ©signant un champ) dĂ©signe l’espace rassemblant les bĂątiments et l’infrastructure d’une universitĂ© ou d’une Ă©cole situĂ©e hors…) universitaire scientifique (Un scientifique est une personne qui se consacre Ă  l’Ă©tude d’une science ou des sciences et qui se consacre Ă  l’Ă©tude d’un domaine avec la rigueur et les mĂ©thodes…) construit dans l’est de la communautĂ© urbaine de Lille, dans le quartier de la citĂ© scientifique oĂč est crĂ©Ă©e la technopole (Les termes technopole ou technopĂŽle apparaissent rĂ©guliĂšrement dans la littĂ©rature Ă  la fin des annĂ©es 1970. Rapidement, un dĂ©bat s’est engagĂ© sur l’orthographe et le…) de Villeneuve d’Ascq.

Les universités à Lille depuis 1971

La mise en Ɠuvre de la loi Faure du 12 novembre 1968 conduit Ă  la subdivision de l’universitĂ© de Lille en trois entitĂ©s autonomes fin 1970. La facultĂ© des sciences de Lille devient l’universitĂ© des sciences et technologies de Lille (Lille I) ; la facultĂ© de droit et les facultĂ©s de mĂ©decine et pharmacie deviennent l’universitĂ© du droit et de la santĂ© (La santĂ© est un Ă©tat de complet bien-ĂȘtre physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmitĂ©.) (Lille II) ; les facultĂ©s de lettres et sciences humaines deviennent l’universitĂ© Charles-de-Gaulle – Lille 3.

Suite Ă  dĂ©cision en 1966, la facultĂ© de lettres et sciences humaines de Lille devenue l’universitĂ© Charles-de-Gaulle – Lille 3 est transfĂ©rĂ©e en 1974 du centre de Lille vers un campus universitaire dĂ©diĂ© Ă  Villeneuve d’Ascq, quartier Pont (Un pont est une construction qui permet de franchir une dĂ©pression ou un obstacle (cours d’eau, voie de communication, vallĂ©e, etc.) en passant par-dessus cette sĂ©paration. Le franchissement supporte le passage…) de Bois.

Suite Ă  dĂ©cision en 1966, la facultĂ© de droit de Lille intĂ©grĂ©e dans l’universitĂ© du droit et de la santĂ© (Lille II) est transfĂ©rĂ©e en 1974 du centre de Lille vers le campus universitaire quartier Pont de Bois. En 1995, elle est dĂ©mĂ©nagĂ©e dans le quartier Moulins, place DĂ©liot. En 1971, le second campus de l’universitĂ© Lille II est crĂ©Ă© Ă  Ronchin, au sud (Le sud est un point cardinal, opposĂ© au nord.) de Lille.

La dĂ©localisation de laboratoires de l’universitĂ© Lille I conduit Ă  la crĂ©ation en 1968 de l’universitĂ© de Valenciennes. Des antennes rĂ©gionales des universitĂ©s lilloises sont crĂ©Ă©es dans le Nord de la France entre 1988 et 1992 ; elles prennent leur autonomie entre 1991 et 1992 pour former l’universitĂ© du Littoral et l’universitĂ© d’Artois. Les universitĂ©s de Lille et leurs trois consƓurs du Nord de la France coopĂšrent au sein du ‘pĂŽle universitaire Lille Nord Pas de Calais’ crĂ©Ă© en 1992, remplacĂ© en 2009 par le PRES UniversitĂ© Lille Nord de France.

Campus grand Lille

Les trois universitĂ©s envisagent une fusion (En physique et en mĂ©tallurgie, la fusion est le passage d’un corps de l’Ă©tat solide vers l’Ă©tat liquide. Pour un corps pur, c’est-Ă -dire pour une substance constituĂ©e de molĂ©cules…) devant intervenir avant 2013, dans le contexte (Le contexte d’un Ă©vĂšnement inclut les circonstances et conditions qui l’entourent; le contexte d’un mot, d’une phrase ou d’un texte inclut les mots qui l’entourent. Le concept de contexte issu traditionnellement…) du plan campus français ; toutefois en 2010, le principe semble s’éloigner.



Source link